Altis, entreprise de pointe condamnée à mort par la mondialisation ?

05/02/2010 17:42 par dlr14ème_62

  • Altis, entreprise de pointe condamnée à mort par la mondialisation ?

    Altis, entreprise de pointe condamnée à mort par la mondialisation ?

    05/02/2010 17:42 par dlr14ème_62

Nous avons été reçus par la délégation CFDT de l’usine Altis de Corbeil qui fabrique des puces électroniques, notamment pour les téléphones mobiles.
Cet établissement filialisé en 1999 par IBM à parité avec Siemens puis la nouvelle entité allemande Infinéon emploie 1400 salariés contre 3000 aux grands moments de la splendeur IBM, dont 400 chercheurs.
Les équipes sont démoralisées et on peut les comprendre car depuis 1999 l’usine vit à la recherche d’un repreneur et se replie sur elle-même. Sa production de très haute technologie était en avance mais se retrouve aujourd’hui concurrencée par l’Asie où des investissements massifs des grandes entreprises internationales du secteur ont été réalisés pour profiter d’une main d’œuvre à bas coût.
Faute d’investissement supplémentaires l’entreprise n’intéresse pas de repreneur à l’exception d’une piste russe il y a deux ans, d’un vague projet franco-algérien il y a quelques mois et, tout dernièrement, d’un montage emmené par Serge Dassault dans lequel ce dernier verserait une première dotation de 40 millions d’euros.
En vérité la situation de cette usine révèle les maux terribles de notre économie notamment de notre industrie de haute technologie. Pas d’entreprise mère française capable d’avoir une stratégie à moyen terme, 15 ans de déficit d’investissement, une absence de dialogue social et de motivation collective et ajoutons à cela les 35 heures, l’image de la France en matière sociale, les charges qui pèsent sur l’emploi plutôt que la TVA sociale qu’a su mettre en place Mme Merkel.
Et bien évidemment comble de tout, un libre échange déloyal avec des pays asiatiques qui investissent des milliards d’argent public alors que l’Europe interdit toute politique industrielle, sans même parler d’un le yuan chinois sous-évalué de 50%.
Nos industries ressemblent ainsi à un coureur cycliste qui devrait commencer le Tour de France avec quatre freins serrés sur chaque roue ! On lui souhaite bien du courage !
Ces contraintes aberrantes, nous nous les infligeons à nous-mêmes, par incapacité à voir le monde tel qu’il est, prisonniers que nous sommes des idéologies et des intérêts d’une petite classe qui se goinfre de la mondialisation, pendant que la grande majorité crève.
Si ces handicaps étaient levés, très vite nous pourrions relocaliser beaucoup d’activités et restaurer une dynamique de compétitivité de notre économie.
En un mot, la situation de l’Europe pouvant difficilement être pire, un changement de cap, même timide, produirait immédiatement ses effets. Là encore, faudrait-il le vouloir, se donner les moyens de réveiller les Français, leur indiquer ce changement de direction, ne pas faiblir.
C’est tout l’enjeu de notre Convention du 10 avril prochain sur l’emploi et le pouvoir d’achat où nous proposerons les mesures concrètes pour sortir notre pays de cette débâcle industrielle.
NDA

Conseil national

05/02/2010 17:37 par dlr14ème_62

  • Conseil national

    Conseil national

    05/02/2010 17:37 par dlr14ème_62

Le Conseil national de DLR se réunira samedi 6 février à Paris, de 10h30 à 16h30, à l’Assemblée nationale (réservé aux membres du Conseil national)

DLR et le Centre National des Indépendants scellent une alliance nationale à l’occasion des élections régionales

05/02/2010 08:52 par dlr14ème_62

  • DLR et le Centre National des Indépendants scellent une alliance nationale à l’occasion des élections régionales

    DLR et le Centre National des Indépendants scellent une alliance nationale à l’occasion des élections régionales

    05/02/2010 08:52 par dlr14ème_62

Régionales/IDF : Dupont-Aignan fait alliance avec le CNI et des indépendants

04/02/2010 18h10 GMT - POLITIQUE-PARTIS-DLR-CNI-IDF-RÉGIONALES - Nouvelles de France - AFP
PARIS, 4 février 2010 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République (DLR), fera alliance avec le CNI (Centre national des Indépendants et Paysans), d’autres souverainistes et des villepinistes, aux régionales en Ile-de-France.
M. Dupont-Aignan et ses alliés ont affirmé leur "volonté" de dire "qu’une alternative est possible, et peut se manifester dans les urnes dès le 14 mars prochain", lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.
Le député de l’Essonne a dit vouloir faire campagne "sur des projets plus concrets, moins chers". Son nouvel allié, le président du CNI Gilles Bourdouleix, a accusé l’UMP d’être "plus sensible à regarder quelques groupuscules gauchistes que l’électorat traditionnel de droite".
Le CNI avait annoncé la semaine dernière qu’il allait présenter des listes autonomes, l’UMP étant, selon lui, restée sourde à ses propositions d’alliance.
Six têtes de liste en Ile-de-France seront DLR et 2 viendront du CNI alors que des discussions sont en cours pour une alliance dans d’autres régions comme la Lorraine ou la Haute-Normandie, où Debout la République sera présente.
Les deux partis poursuivront leur collaboration lors d’échéances futures.
Le Rassemblement pour l’indépendance de la France (RIF), parti de l’ex-villiériste Paul-Marie Coûteaux figurera sur cette liste, de même que des villepinistes comme Christian Rivoal, président d’un comité de soutien à l’ancien Premier ministre dans le Val d’Oise.
Le "potentiel" de cette liste est de 8% des voix, a assuré M. Dupont-Aignan.
Deux milliards pour rénover le RER, le triplement des lignes de bus en grande couronne, un Pass Navigo à 50 euros et des parkings gratuits en banlieue pour prendre les transports en commun sont quelques unes des propositions de cette liste.

La crise ? Mais elle ne fait que continuer...

05/02/2010 08:46 par dlr14ème_62

  • La crise ? Mais elle ne fait que continuer...

    La crise ? Mais elle ne fait que continuer...

    05/02/2010 08:46 par dlr14ème_62

Jacques Sapir, directeur de recherche à l’EHESS, interview du 12 Janvier 2010
Causes réelles de la crise et chômage
Pascale Fourier : J’ai un petit peu de mal à suivre ce qui se passe actuellement ou au niveau de la crise... D’une part on nous dit qu’il n’y a plus de crise, que quasiment tout va bien, et par ailleurs on lit aussi des textes, peut-être un petit peu plus profonds pourrait-on dire, qui parlent de crise du capitalisme, de crise du modèle néolibéral. ..Alors finalement on est face à quoi ? À rien... tout va bien, c’était juste un léger incident ? Ou face à une crise réelle, et à ce moment-là, de quelle nature ? Causes réelles de la crise
Jacques Sapir : La crise que nous connaissons, que nous continuons à connaître, et que nous continuerons à connaître pour plusieurs années, est une crise qui tire ses racines de choses différentes.
Nous avons connu déjà la crise de liquidités à l’automne de 2008. Cette crise de liquidités est effectivement aujourd’hui terminée. Il se peut qu’elle reprenne dans un an ou dans deux ans, mais aujourd’hui elle est globalement terminée. Mais cette crise de liquidités n’était qu’une partie de la crise. Et en fait, si on analyse les causes de la crise, nous avons au minimum trois causes.
La première, c’est l’appauvrissement relatif ou absolu, ça dépend des pays, des classes moyennes et des populations défavorisées, c’est-à-dire grosso modo la classe ouvrière et la tranche basse des classes moyennes, qui a entraîné, évidemment, cette très grande montée de l’endettement des ménages. C’est le cas aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Irlande. Deuxième facteur de cette crise, c’est un changement dans les relations économiques internationales, avec un déplacement aujourd’hui du centre de gravité de l’économie, on peut dire de la zone Atlantique ( États-Unis, Europe) vers l’Extrême-Orient. Et évidemment aujourd’hui les phénomènes de concurrence injuste, au sens américain ou anglais du terme, « unfair », qui sont induits par le fait que des pays dont les niveaux de salaires, qui sont extrêmement bas, sont en train de rattraper les pays industrialisés en matière de productivité.
Et puis il y a une troisième dimension de cette crise économique, c’est la dimension des monnaies. Et on voit bien là encore aujourd’hui qu’il y a d’une certaine manière une crise du dollar, que cette crise du dollar s’accompagne d’une crise de la zone euro, et que, en résultat, il n’y a pas de solution à cette crise : d’une certaine manière, le dollar et l’euro se survivent à eux-mêmes, mais dans des conditions extrêmement précaires. C’est la combinaison de ces trois crises qui a donné naissance à la dimension de la crise bancaire. Cette crise bancaire a elle-même donné naissance à la crise de liquidités. Elle a était contenue et donc de ce point de vue là on a évité, pour l’instant, le pire. Mais il faut savoir que la crise bancaire est très loin d’être terminée. On estime à 3,4 trillions, ou si vous préférez 3 400 milliards de dollars, le niveau des créances douteuses qu’il y a dans les différentes banques. Et les différents plans d’aide à la liquidité, mais aussi d’aide à la solvabilité des banques, n’ont pas permis de résorber la totalité de cette crise. Donc aujourd’hui, nous sommes dans une situation où les banques font à court terme des profits relativement important, mais elles sont plombées par ce problème des créances douteuses, et on sait bien qu’il peut y avoir des accidents bancaires qui peuvent donner lieu à de nouvelles crises de liquidités, grosso modo n’importe quand.
Les causes qui sont liées aux revenus des ménages, au déplacement du centre de gravité de l’économie vers l’Extrême-Orient et à ses conséquences en matière de concurrence injuste et enfin au système monétaire international, ces trois causes de crise sont très loin d’être résolues. Et donc nous sommes aujourd’hui rentrés dans une période longue de désordres économiques qui interdisent aux pays développés, que ce soit l’Europe ou les États-Unis, d’avoir des niveaux de croissance élevés : nous aurons une croissance de l’ordre de 1 % pour l’année 2010, probablement le même niveau pour l’année 2011. Et donc on va être dans une situation extrêmement tendue d’un point de vue économique, avec évidemment tous les mécanismes que nous avions vus avant la crise, disons avant 2007, qui sont en train de continuer à jouer, et qui vont contribuer à affaiblir, d’une certaine manière, nos sociétés et nos économies face à la crise.
Pascale Fourier : Pourtant, d’après ce que j’ai pu entendre dire, il suffirait de réguler le capitalisme d’une manière générale. Enfin l’affaire ne semble pas très compliquée pour que ça aille mieux...
Jacques Sapir : Les gens qui appellent à une régulation internationale ont déjà subi un échec majeur à Copenhague. On voit donc bien qu’il n’y a pas de régulation internationale possible qui soit efficace. Alors bien sûr, on peut se mettre d’accord sur des mesures qui soient tellement inefficaces que d’une certaine manière tout le monde sera d’accord dessus. Mais si on veut prendre des mesures qui aient une efficacité réelle, il ne peut pas y avoir d’accord au niveau international. Il est très probable qu’il ne peut même pas y avoir d’accord au niveau européen, car on voit bien que les intérêts des nouveaux entrants ne sont pas les intérêts des pays du noyau historique de Europe. Et ou on prend cette division en compte, on l’accepte, et d’une certaine manière on en tire les leçons en termes de fonctionnement de l’Europe, ou alors ce sera très probablement le chacun pour soi. Et de ce point de vue-là il est clair aujourd’hui que les différentes mesures qui sont prises dans le cadre de l’Union Européenne sont au mieux inefficaces, au pire sont contre-efficaces, c’est-à-dire qu’elles contribuent à aggraver la situation et non pas à l’améliorer. Dans le domaine de la réglementation bancaire, on veut par exemple étendre aux assurances des formes de libéralisation qui étaient appliquées aux banques. Autrement dit, on va pousser les assurances à faire de la spéculation, ce qu’elles n’avaient pas fait. Si vous voulez, aujourd’hui, en Europe, les assurances étaient beaucoup mieux protégées qu’elles ne le sont aux États-Unis. Eh bien la Commission européenne a décidé que tout ceci était une entrave à la concurrence et a décidé de faire sauter cette protection.
Donc, il y a des mesures qui sont prises, mais ce sont des mesures qui sont contre efficaces et qui vont tendre à aggraver la crise. Et de ce point de vue-là, on peut être extrêmement inquiet quant au devenir géopolitique de l’Europe, parce que si l’Europe éclate d’ici trois ou quatre ans et la zone euro un petit peu avant, comme cet éclatement n’aura pas été pensé et n’aura pas été d’une certaine manière prévu, et donc qu’il n’y aura pas de solution de secours, il n’y aura pas comme on dit de « plan B », à ce moment-là, c’est beaucoup plus à des situations de repli identitaire et de repli nationaliste que l’on risque d’assister.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien de Pascale Fournier avec Jacques Sapir sur son site

Opposition, à dose homéopathique selon le Docteur B.

05/02/2010 08:26 par dlr14ème_62

  • Opposition, à dose homéopathique selon le Docteur B.

    Opposition, à dose homéopathique selon le Docteur B.

    05/02/2010 08:26 par dlr14ème_62

Un adjoint, devenu de plus en plus loquace avec qui veut bien l’écouter, et il ne sont pas légion, a beau jeu de ne voir dans l’opposition démocratique qu’une classe politique en « état d’hystérie ». Outre que cet élu semble maintenant exceller dans la prose labellisée FN, ce qui n’étonne plus personne (dit moi qui tu fréquentes…), c’est surtout sur le mot « politique » que nous allons nous arrêter. Car tout est dit  dans ce mot et il semblerait que cet élu manque cruellement de ce bon sens « politique » pour ne posséder que de la rhétorique « politicienne ». Aussi, ce petit politicien, cherchant à briller en société utilisera t’il des termes provenant sans doute pour beaucoup de la caste qu’il croit à lui seul représenter. Il pense ainsi, par ces mots, masquer ses insuffisances. Mais au lieu de perdre un temps précieux à chercher à briller, ne serait-il pas plus judicieux à l’employer à gouverner notre ville et donc à prévoir ?

Si l’opposition honnie par cet élu a, en son endroit, autant de critiques, c’est que le principe de bonne gouvernance est sévèrement écorné. Les bévues de l’équipe municipale s’amoncellent en quantité astronomique. Il ne suffit que d’énumérer les principales :

-         Mise en avant constante du FN, ce qui est une insulte à l’honneur de notre cité. Jacques Piette, compagnon de la Libération , serait effaré de voir la place qui est faite aux loups actuellement. 

-         Retour dans la coulisse d’un acteur politique régional qui fut l’un des principaux soutien de Gérard Dalongeville. Ce retour se traduit par une omnipotence du  parti politique de cet élu et par l’installation d’hommes clés dans les affaires de la ville. 

-         Collaboration aveugle avec d’anciens cadres de Gérard Dalongeville, cadres responsables et coupables, au mieux par lâcheté, de l’état catastrophique de notre ville. 

-         Instauration d’une inquisition menée sur les simples agents de catégorie C, les contractuels et le petit personnel, malgré une promesse électorale contraire. Une chasse que certains élus relapses semble mener avec grand zèle. 

-         Un manque d’ambitions et de projets pour notre ville. Aucunes visions d’avenir pour ces élus à qui  il semblerait que la conduite des affaires municipales doit se résumer à une gestion à la petite semaine. 

-         Des frais de communication atteignant un budget élyséen mais sans les résultats. Cette communication, qui n’apprend rien aux habitants, relève plus de la propagande.

En conclusion nous dirons simplement à cet élu qu’il ne faudrait pas prendre les « Diafoirus » du clystère pour des « poires » (de lavement bien entendu), et puisqu’il semble de bon ton de se référer à de  grandes plumes de la langue de Molière, à notre tour rappelons  à cette assemblée municipale chagrine « qu’il n’est point d’éloges flatteurs sans liberté de blâmer » !

Le comité  local DLR

Rediffusion de "Liquidation Totale"

03/02/2010 14:45 par dlr14ème_62

  • Rediffusion de

    Rediffusion de "Liquidation Totale"

    03/02/2010 14:45 par dlr14ème_62

Pour tous ceux qui auraient raté la précédente diffusion du film d'Hélène Desplanques, une séance de rattrapage ce lundi 8 février 2010 à 22H30 sur la chaîne Public Sénat.

Oligopole bancaire : assez du racket !

03/02/2010 14:36 par dlr14ème_62

  • Oligopole bancaire : assez du racket !

    Oligopole bancaire : assez du racket !

    03/02/2010 14:36 par dlr14ème_62

Debout la République dénonce depuis longtemps l’insuffisance de concurrence dans le secteur bancaire, qui se comporte trop souvent en oligopole présurant les petits et déroulant le tapis rouge aux gros.
Cette situation a dramatiquement empiré avec la crise de 2008 : profitant d’un sauvetage massif de l’argent des contribuables, les banques n’ont pas tenu leurs engagements en matière de crédit aux TPE / PME, comme aux particuliers.
Avec les abus tarifaires (même Bruxelles dénonce la cherté des tarifs bancaires en France !), on atteint aujourd’hui le seuil de l’inacceptable. La coupe est pleine et DLR appelle tous ses amis et adhérents à signer et faire signer la pétition lancée par le Cerf et la FNACAB.
Le 15 février, lors d’une conférence de presse, NDA présentera un mémorandum, contenant plusieurs propositions dont celles défendues par ces deux associations, afin qu’il soit mis un terme à cette situation moralement scandaleuse et économiquement suicidaire.

Opération “Aidons Martine Aubry”

03/02/2010 14:25 par dlr14ème_62

  • Opération “Aidons Martine Aubry”

    Opération “Aidons Martine Aubry”

    03/02/2010 14:25 par dlr14ème_62

La quête de popularité médiatique, c’est un métier !
par David Desgouilles
Ce qui est aujourd’hui convenu d’appeler l’Affaire Frêche illustre à merveille la nouvelle stratégie de Martine Aubry. Dans la tête de celle qui refusait jusqu’à maintenant de se conformer au marketing politique a germé l’idée qu’elle avait désormais toutes ses chances au Grand Prix du Président de la République1 et en a tiré certaines conséquences, pas toujours très heureuses.
Ainsi, s’est-elle décidée à plaire à l’élite médiatique française en prenant certaines positions (régularisation des sans-papiers, lâchages de Vincent Peillon, de Manuel Valls) ou en réaffirmant d’autres le plus bruyamment possible (droit de vote aux étrangers pour les élections locales, homoparentalité ). Ce n’est pas toujours très heureux. Lorsque, pour montrer qu’elle n’était pas seulement modeeeerne d’un point de vue sociétal mais aussi sur le plan économique, elle a cédé sur l’âge légal du départ en retraite, elle a dû battre en retraite, justement, au bout de deux jours. Parvenir à séduire Aphatie ou Duhamel, c’est bien ; le problème, c’est que ce ne sont pas ces derniers qui distribuent les tracts et collent les affiches.
En ce qui concerne la région Languedoc-Roussillon, Martine Aubry prend, pour l’instant, le Parti des Médias plutôt que celui des militants puisque ces derniers se retrouvent massivement derrière Georges Frèche. L’entretien qui a provoqué le psychodrame autour de la “tronche pas catholique” de Laurent Fabius date du 22 décembre. Celui (ou ceux) qui l’a (ont) ressorti opportunément semblai(en)t avoir repéré cette soif de conformité médiatique de la Première secrétaire. “A qui profite le crime ?” se questionne toujours le bon enquêteur ? Les yeux se tournent irrémédiablement du côté d’Europe Ecologie qui hier soir, par la voix de l’un de ses dirigeants Jean-Vincent Placé, a annoncé hier que la liste Mandroux était virtuelle et que les écolos gardaient la main tendue aux socialistes pour que ces derniers rejoignent, avant le 15 février, la liste qu’ils conduisent dans cette région. On ne sait s’il sera entendu par Madame le maire de Lille. Tout cela serait très bien vu par ceux qu’elle tente de séduire et très mal vu par les adhérents du Parti Socialiste. Il ne faudrait pas qu’elle oublie que ce sont eux, d’abord, qui participeront aux primaires qui lui permettraient d’être candidate à l’élection présidentielle. Même si cette opération Frêche lui a donné l’occasion de se mettre définitivement Laurent Fabius, et donc les nombreux supporteurs de celui-ci,  dans la poche.
Cette soif de reconnaissance médiatique, de la part de quelqu’un qui était connue pour être plutôt cassante avec les journalistes et qui avait été surnommée “Mère Emptoire” par certains d’entre eux, m’amuse assez et m’a donné une idée.
 Puisque Madame Aubry semble parfois dans la difficulté pour trouver des postures qui séduisent à la fois sa cible mais ne désespèrent pas trop ses militants, pourquoi ne pas faire appel à la créativité des lecteurs de ce blog ?
 Comme il faut bien donner l’exemple, on en propose quelques unes :
- Appeler à la démission de Raymond Domenech2 ; Proposer Lilian Thuram à sa place.
- Se montrer davantage verte que les Verts ; s’inviter au JT de 20h ;  regarder la caméra dans les yeux et se lamenter le plus sincèrement possible :”Quelle Terre allons-nous laisser à nos enfants ?”
- Aller au Grand Journal de Canal + ; dire à Ali Baddou que le débat sur l’identité nationale est nauséabond puis laisser parler Jean-Michel Aphatie qui va forcément aborder le problème de la dette publique ; prendre le même air lamenté que pour l’écologie au JT de 20H et lui répondre “: Vous avez tout à fait raison, Monsieur Aphatie, à ce rythme, comment pourrons-nous regarder nos enfants en face ?”
- Ne pas se contenter de participer à Vivement Dimanche de Michel Drucker ; se rendre aussi au spectacle de Jamel Debbouze ou de Stéphane Guillon ; tenter le premier rang pour pouvoir se faire vanner avec le sourire.
A vous…
  1. droits réservés : Paul-Marie Couteaux
  2. Au passage, c’est une bonne idée.

http://carnet.causeur.fr/antidote/operation-aidons-martine-aubry,00533

Intervention sur La Chaine Parlementaire

02/02/2010 08:20 par dlr14ème_62

  • Intervention sur La Chaine Parlementaire

    Intervention sur La Chaine Parlementaire

    02/02/2010 08:20 par dlr14ème_62

http://www.dailymotion.com/video/xc2p7n_intervention-sur-la-chaine-parlemen_news

Chine : l’Europe dindon de la farce

02/02/2010 08:17 par dlr14ème_62

  • Chine : l’Europe dindon de la farce

    Chine : l’Europe dindon de la farce

    02/02/2010 08:17 par dlr14ème_62

L’Europe muette face aux excès de Pékin
L’économiste Rémi Bourgeot décrypte la politique commerciale offensive de la Chine qui mise sur des exportations massives pour doper sa croissance au risque d’une crise de suproduction. Face à cela, les dirigeants européens n’osent réclamer une vraie régulation des échanges internationaux.
L’année 2009 aura vu la Chine ravir à l’Allemagne son titre de « champion du monde des exportations » (comme on aimait à dire outre-Rhin). Cet exploit illustre évidemment l’ascension d’un pays qui s’extrait de la pauvreté de façon spectaculaire mais incite également à s’interroger sur la viabilité d’un mode de développement qui consiste notamment à exporter plus de 40% de sa production (en 2008 selon l’OMC, et bien plus encore avant la crise). Par ailleurs, devant l’ampleur des déséquilibres commerciaux qui en résultent et la désindustrialisation qui mine les économies occidentales, les dirigeants européens et américains ne trouvent pas mieux, pour l’instant, que de s’en remettre aux dirigeants chinois, en appelant à une réévaluation massive du yuan. Mais leur demande risque bel et bien de rester lettre-morte, laissant le problème entier. Pour nous faire une première idée très générale, imaginons simplement que la Chine exporte toujours 40% de son PIB mais qu’elle ait atteint le niveau de richesse de l’Allemagne (soit un PIB par habitant d’environ 35 000 $, en parité de pouvoir d’achat). Cela signifierait que la Chine exporterait pour environ 9 000 milliards de dollars par an, soit plus de cinq fois plus que l’Allemagne actuelle ! Il y a malheureusement très fort à parier que l’économie mondiale ait le plus grand mal à absorber les exportations de plus de cinq Allemagnes supplémentaires…
Une trop faible demande extérieure
Par ailleurs, on évoque à juste titre les débouchés offerts aux exportations chinoises à l’échelle régionale, notamment par l’instauration d’un régime de libre-échange avec les pays de l’ASEAN. Mais à ce jour, le PIB conjugué de tous les pays de l’organisation ne s’élèvent guère qu’à 1500 milliards de dollars, soit à peu près le PIB de l’Espagne.
La croissance chinoise ne pourra donc s’adosser éternellement à la demande extérieure pour la simple raison que « l’extérieur », le reste du monde vu comme source de débouchés commerciaux, est bien trop petit pour la population chinoise et sa croissance économique phénoménale.
Mais la question ne se pose pas qu’au futur. Dès maintenant, l’économie chinoise souffre d’un manque chronique de débouchés à sa production, si bien que la surcapacité affecte la plupart des secteurs industriels (conduisant notamment à la vente à perte sur les marchés internationaux).
Selon une étude menée par la Chambre européenne de commerce en Chine, le secteur de l’acier est passé d’une production de 280 millions de tonnes en 2004 à 534 en 2009 (soit la production combinée du Japon, des Etats-Unis, de la Russie et de l’Inde !) mais surtout son taux d’utilisation a chuté de 92% à seulement 72%.
L’industrie navale a une capacité de 66 millions de tonnes de port en lourd pour satisfaire une demande de moins de 40 millions, dont 70% à l’exportation. En ce qui concerne l’éolien, la capacité est passée de 1,4 gigawatts en 2006 et un taux d’utilisation de 100% à une capacité de 12 gigawatts en 2009 et une utilisation de seulement 70%. Et la situation est tout aussi marquée dans l’aluminium, le ciment, la chimie, le raffinage…
La crise mondiale est passée par là mais, au-delà, le problème de la surcapacité, qui est rémanent en Chine, provient de ce que la demande chinoise (et donc aussi la croissance) est gonflée par un surinvestissement spectaculaire (avec une croissance de l’investissement d’environ 20% par an depuis 2002).
Ce surinvestissement vient compenser la faiblesse relative de la demande des ménages, qui est limitée par un fort taux d’épargne et le fait que la distribution du revenu national se fait largement à son détriment. Comme le note notamment l’étude de la Chambre de commerce, sur la période 2002-2007, alors que la croissance du PIB était de 11%, celle des revenus des ménages plafonnait à 9%. Le revenu est largement capté par les entreprises dont l’épargne est passée de 12% du PIB en 2002 à plus de 28% en 2006. On retrouve ainsi, en bonne partie, les éléments qui ont fait trébucher le Japon, économie fort différente de la Chine mais également ultra-exportatrice.
Une croissance gonflée par le surinvestissement
Face à la crise et à la chute des exportations, la stratégie chinoise a été de substituer à la demande extérieure de la demande intérieure, mais essentiellement sous forme d’investissement. Or, la finalité de ces investissements supplémentaires est naturellement d’augmenter les capacités de production.
Pour combler ces capacités supplémentaires, il faudra plus de demande sous forme éventuellement d’investissements (si la demande extérieure et des ménages font défaut) et ainsi de suite. C’est-à-dire que la Chine est prise dans une spirale d’investissements. Au cours des neuf premiers mois de 2009, la contribution des exportations nettes à la croissance a été de -47%, celle de la consommation intérieure de +52% et celle de l’investissement de +95% !
Ainsi, la croissance chinoise a certes été, en 2009, une fois de plus spectaculaire mais très largement gonflée par le surinvestissement (surtout des entreprises publiques) provenant du plan de relance gouvernementale et de la spectaculaire explosion du crédit (également organisée par l’Etat).Il apparaît donc que la Chine, qui était assoiffée de demande extérieure avant l’explosion de la crise ne peut que l’être plus encore aujourd’hui, puisqu’elle a encore augmenté ses capacités productives bien au-delà de ce que sa demande intérieure peut absorber. Plus encore, le gouvernement central a commencé à prendre conscience du problème de surcapacité et cherchera probablement cette année à freiner la bulle d’investissement, restreignant d’autant sa demande intérieure.
Il paraît donc tout à fait illusoire d’espérer que les dirigeants chinois renoncent, en accédant aux demandes occidentales de réévaluation du yuan, à des gains de marchés extérieurs dont leur économie aura plus que jamais besoin.
Pourtant, à plus long terme, la Chine ne pourra trouver des débouchés à hauteur de sa croissance spectaculaire qu’en permettant le déploiement de sa demande intérieure. A cette fin, un taux de change bien plus équilibrant (du point de vue des flux commerciaux) avec le dollar et l’euro permettrait de réorienter le modèle de développement. Mais, à court terme, il est évident qu’il serait tout à fait suicidaire de la part des dirigeants chinois d’orchestrer la réévaluation massive que nécessiterait cette réorientation.
Les dirigeants européens et américains obtiendront probablement, en cours d’année, une réévaluation tout à fait minime au regard des déséquilibres globaux, de l’ordre de 5%. La Chine la mettra en œuvre avant tout pour limiter l’afflux déstabilisant de capitaux spéculatifs d’investisseurs qui parient sur une réévaluation, et qui pourraient ainsi être passablement découragés dans leurs plans une fois que celle-ci aura déjà été mise en œuvre.
A vrai dire, le point le plus étonnant du problème réside dans l’attitude des dirigeants européens qui demandent cette réévaluation, forcément minime, alors que la profondeur de la désindustrialisation (qui n’a heureusement pas encore atteint la même ampleur qu’aux Etats-Unis) nécessite un rééquilibrage global d’une tout autre ampleur.
Le seul moyen de se prémunir contre ce problème, dans un contexte de manipulation des taux de change, est naturellement l’instauration, à l’échelle continentale, de quotas ciblés, permettant un ajustement efficace des flux commerciaux.
Une politique de quotas fondée sur les différences d’efficacité environnementale constituerait une excellente approche politique et économique du problème. Le rééquilibrage qui en résulterait irait dans le sens de la réorientation nécessaire de l’économie chinoise, seule solution à même de lui apporter des débouchés sur le long terme.
D’un point de vue un tant soit peu réaliste, le premier pas politique vers ce bien commun mondial que constituerait le rééquilibrage commercial global ne peut venir que de ceux qui y ont intérêt dès maintenant. La balle est donc, en vérité, dans notre camp.